L'angoisse est une réaction normale face au risque, aux imprévus et au stress. Elle permet de réagir plus vite et de mieux s’adapter à ce type de situation.
Avant de prendre des benzodiazépines, il faut faire la part des choses entre l’anxiété pathologique et celle qui fait normalement partie de la vie.
L’anxiété « normale »
Dans la vie courante, les situations stressantes peuvent être nombreuses et usantes.
Pour gérer ce stress quotidien et garder de l’énergie, vous pouvez utiliser des techniques aussi efficaces que les benzodiazépines et moins gênantes à long terme :
- activités sportives
- yoga, Tai Chi Chuan...
- lecture
- activité artistique (musique, dessin, sculpture, danse...)
- spectacles
- réunions avec les amis ou la famille
- etc
Stress permanent ou trop grand
Si votre stress devient trop grand ou permanent, des soins médicaux ou paramédicaux peuvent vous être utiles :
- thérapie cognitivo-comportementale (TCC)
- acupuncture
- séances d'ostéopathie crânienne
- cures thermales
- exercices de relaxation, sophrologie, méditation, « exercice de pleine conscience », etc.
L’anxiété pathologique
D’une façon générale, les médicaments contre l’anxiété sont nécessaires dans toutes les situations où l’angoisse est excessive et injustifiée :
- Attaques de panique : peur intense avec sentiment de mourir, étouffement et impression de s’éloigner de la vie réelle.
Quand ces attaques se répètent, on parle de « trouble panique ».
La « peur d’avoir peur » peut perturber considérablement la vie et nécessiter un traitement médical à base de psychothérapie cognitivo-comportementale et de médicaments.
- Troubles obsessionnels compulsifs (TOC) : pensées envahissantes, accompagnées d’une envie irrépressible de réaliser des gestes répétitifs (rituels de lavage, etc.) ou des actes mentaux comme compter ou réciter une phrase.
- Angoisse généralisée : tendance à se faire du souci pour tout, pour soi ou pour les proches.
Cette angoisse permanente pousse souvent à lutter contre elle par une addiction à l’alcool ou aux stupéfiants.
- Phobies : peurs intenses et irraisonnées déclenchées par un objet ou une situation.
Ce type de peur peut même porter sur la crainte du regard des autres et conduire à un repli sur soi-même, à une dépression ou la consommation permanente d’alcool ou de stupéfiants.
- Etat de stress post-traumatique : angoisse qui se développe à distance d'un événement traumatisant qui a mis sa propre vie en jeu ou celle d'un proche.
Des souvenirs répétitifs et envahissants se développent et s’accompagnent souvent de troubles du sommeil et de cauchemars.
Le diagnostic de ces formes de maladie doit être fait avec l’aide d’un médecin, dont le rôle est précieux pour le choix des traitements.
Les traitements prescrits sont surtout des psychothérapies (notamment les psychothérapies comportementales), combinées ou non à des antidépresseurs.
La prise de benzodiazépines n’est pas une solution durable, car elle n’apprend pas à gérer le stress et finit par créer une accoutumance.
Quand elles sont utiles, les benzodiazépines n’ont qu’un rôle d’appoint.
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