Addictomed : somnifères, anxiolytiques, calmants : attention à la dépendance !

Votre médecin vous a prescrit récemment un médicament pour soulager l'anxiété, le stress ou l’insomnie ? Savez-vous que certains de ces anxiolytiques s’ils sont pris trop longtemps, peuvent causer une accoutumance et une forte dépendance ?
Dans tous les cas, ces médicaments - s'ils peuvent être d'une grande aide ponctuellement - ne doivent généralement pas être utilisés à long terme.
Ils doivent être prescrits pour une courte durée et le dosage journalier indiqué par le médecin doit être respecté par le patient.
Ce site d’information scientifique est proposé par Urops, un organisme indépendant des producteurs de médicaments et de tous produits alternatifs.

Quand ils sont utiles, les somnifères et les anxiolytiques (les «benzodiazépines») n’ont qu’un rôle d’appoint transitoire et de courte durée:

  • Traitement contre l’insomnie : pas plus de 4 semaines consécutives !
  • Traitement contre l’anxiété : pas plus de 3 mois consécutifs !

Si vous prenez un somnifère ou un anxiolytique, n’interrompez pas seul votre traitement. Un arrêt brutal peut être dangereux. L'arrêt doit être très progressif et supervisé par votre médecin traitant.

L'info du moment

Hiver, lumière et sommeil

L’exposition à la lumière régule notre horloge interne, notre production de mélatonine - l’hormone du sommeil - et notre cycle veille-sommeil. La qualité de notre sommeil peut donc être perturbée par les changements de saisons. Les jours raccourcis, le faible ensoleillement hivernal, les températures qui nous rendent plus casaniers : autant de facteurs qui peuvent brouiller notre horloge biologique. Rien de surprenant donc à ce que l’on éprouve l’envie de se coucher plus tôt et de rester sous la couette plus tard pour attendre que le jour se lève.

S’exposer à la lumière du jour. Pour ne pas passer l'hiver au lit, la meilleure façon d’aider notre horloge biologique à bien distinguer jour et nuit est de s’exposer à la lumière du jour dès que possible et le plus longtemps possible, même si le soleil se fait timide. Quelle que soit la météo, enfants et adultes doivent sortir au moins 30 mn chaque jour. On peut compléter cette exposition (ou la remplacer pour les malades bloqués chez eux) en utilisant une lampe de luminothérapie à laquelle on s’exposera par exemple pendant la durée du petit-déjeuner.

Et dormir dans le noir. A contrario, l’exposition à la lumière perturbe le sommeil et impacte la santé. Plusieurs études scientifiques ont même montré qu’être exposé à la lumière pendant le sommeil entraine un risque plus élevé de développer une maladie cardiovasculaire et de prendre du poids.

En pratique. Pendant la période hivernale, on s’expose à la lumière en sortant en journée, en allumant les lumières, voire en utilisant des lampes de luminothérapie (plutôt le matin) ; on coupe les écrans à la nuit tombée et on organise sa chambre pour y être le plus dans le noir en évitant les lumières de l’éclairage public, les veilleuses, les écrans allumés et même les voyants lumineux.

Source : Open Rome

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