Addictomed : somnifères, anxiolytiques, calmants : attention à la dépendance !

Votre médecin vous a prescrit récemment un médicament pour soulager l'anxiété, le stress ou l’insomnie ? Savez-vous que certains de ces anxiolytiques s’ils sont pris trop longtemps, peuvent causer une accoutumance et une forte dépendance ?
Dans tous les cas, ces médicaments - s'ils peuvent être d'une grande aide ponctuellement - ne doivent généralement pas être utilisés à long terme.
Ils doivent être prescrits pour une courte durée et le dosage journalier indiqué par le médecin doit être respecté par le patient.
Ce site d’information scientifique est proposé par Urops, un organisme indépendant des producteurs de médicaments et de tous produits alternatifs.

Quand ils sont utiles, les somnifères et les anxiolytiques (les «benzodiazépines») n’ont qu’un rôle d’appoint transitoire et de courte durée:

  • Traitement contre l’insomnie : pas plus de 4 semaines consécutives !
  • Traitement contre l’anxiété : pas plus de 3 mois consécutifs !

Si vous prenez un somnifère ou un anxiolytique, n’interrompez pas seul votre traitement. Un arrêt brutal peut être dangereux. L'arrêt doit être très progressif et supervisé par votre médecin traitant.

L'info du moment

Benzodiazépines : toujours trop !

Si les recommandations répétées par les autorités de santé depuis plus de 10 ans et les campagnes d’information ont permis une baisse des prescriptions, les chiffres les plus récents montrent que les benzodiazépines restent toujours trop prescrites chez les personnes âgées en France. Ainsi, en 2022, plus d’une personne de 65 ans et plus sur 10 (13%) avait reçu au moins une prescription potentiellement inappropriée de benzodiazépines au cours de l’année (une baisse de quatre points par rapport à 2012). Et la France reste un des pays à forte consommation : les prescriptions potentiellement inappropriées y sont environ deux fois plus fréquentes qu’en Suède et six fois plus qu’au Danemark.

On sait pourtant bien que, qu’elles soient prescrites pour lutter contre les troubles du sommeil ou l’anxiété, les benzodiazépines exposent en particulier les seniors à des risques importants, comme les chutes, les troubles de la mémoire et la dépendance. Eviter au maximum ces molécules chez les seniors doit être la règle ; ou, si besoin, utiliser celles à courte durée de vie et pour des durées de prescription les plus courtes possibles.

Si vous ou un de vos proches êtes concerné, n’hésitez pas à envisager l’arrêt ou la réduction de ce traitement avec votre médecin traitant. En effet, l’arrêt de ces traitements doit toujours se faire progressivement et sous surveillance médicale.

Irdes : Les prescriptions potentiellement inappropriées de benzodiazépines chez les séniors restent élevées

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