Addictomed : somnifères, anxiolytiques, calmants : attention à la dépendance !

Votre médecin vous a prescrit récemment un médicament pour soulager l'anxiété, le stress ou l’insomnie ? Savez-vous que certains de ces anxiolytiques s’ils sont pris trop longtemps, peuvent causer une accoutumance et une forte dépendance ?
Dans tous les cas, ces médicaments - s'ils peuvent être d'une grande aide ponctuellement - ne doivent généralement pas être utilisés à long terme.
Ils doivent être prescrits pour une courte durée et le dosage journalier indiqué par le médecin doit être respecté par le patient.
Ce site d’information scientifique est proposé par Urops, un organisme indépendant des producteurs de médicaments et de tous produits alternatifs.

Quand ils sont utiles, les somnifères et les anxiolytiques (les «benzodiazépines») n’ont qu’un rôle d’appoint transitoire et de courte durée:

  • Traitement contre l’insomnie : pas plus de 4 semaines consécutives !
  • Traitement contre l’anxiété : pas plus de 3 mois consécutifs !

Si vous prenez un somnifère ou un anxiolytique, n’interrompez pas seul votre traitement. Un arrêt brutal peut être dangereux. L'arrêt doit être très progressif et supervisé par votre médecin traitant.

L'info du moment

Quand l’environnement pèse sur notre sommeil

L’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV) a récemment présenté les résultats de sa dernière enquête auprès d’un millier de Français. Ce travail s’est notamment intéressé à l’impact de nos environnements sur la qualité de notre sommeil.

Un point très positif est le fait que 42% des Français placent désormais le fait de « Bien dormir » en tête des piliers importants pour la santé, devant « Bien manger » (38%) et « Bien bouger » (20%). Mais dans le même temps, on note des temps de sommeil insuffisants et plutôt encore à la baisse : en moyenne 6h50 en semaine (-14 mn vs 2025) et 7h48 le week-end, avec près de la moitié des Français se disant fatigués au réveil.

L’étude montre que nos environnements de vie peuvent être défavorables à la qualité de notre sommeil :

  • Un Français sur trois se dit gêné par le bruit la nuit, qu’il s’agisse de bruits extérieurs ou intérieurs (voisinage, famille, appareils domestiques mais aussi notifications du smartphone non éteint !).
  • Plus de la moitié des répondants disent dormir avec une lumière résiduelle (notamment leur smartphone non éteint…) ; a contrario, l’exposition à la lumière naturelle, en particulier le matin, est régulièrement insuffisante : 71 % des Français disent passer moins d’une heure par jour à l’extérieur en semaine.
  • Enfin, la température dans la chambre reste souvent trop élevée, ce qui rallonge le temps d’endormissement. Mais, avec le réchauffement climatique, ce facteur est souvent difficile à améliorer.

Si l’INSV rappelle que chacun.e peut veiller à favoriser un environnement favorable pour son sommeil, il en appelle aussi à une prise de conscience collective et politique afin de mieux protéger le sommeil et propose 5 leviers :

  1. Adapter les horaires scolaires, notamment à l’adolescence
  2. Limiter le recours au travail de nuit et mieux encadrer les horaires décalés
  3. Repenser l’éclairage des logements, écoles, entreprises et espaces publics
  4. Lutter contre le bruit nocturne, et améliorer l’isolation phonique et thermique des logements
  5. Intégrer le sommeil dans les politiques de santé publique et de lutte contre les inégalités.

    INSV

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