Votre médecin vous a prescrit un médicament pour soulager l'anxiété, le stress ou l’insomnie ? Savez-vous que certains de ces anxiolytiques s’ils sont pris trop longtemps, peuvent causer une accoutumance et une forte dépendance ?
Dans tous les cas, ces médicaments - s'ils peuvent être d'une grande aide ponctuellement - ne doivent généralement pas être utilisés à long terme.
Ils doivent être prescrits pour une courte durée et le dosage journalier indiqué par le médecin doit être respecté par le patient.
Ce site d’information scientifique est proposé par Urops, un organisme indépendant des producteurs de médicaments et de tous produits alternatifs.
Les médicaments de la classe des benzodiazépines sont couramment prescrits pour lutter contre l’anxiété (anxiolytiques) ou contre les troubles du sommeil (hypnotiques). Cette famille de produits efficaces présente aussi de nombreux effets indésirables à court (chute, fractures...) comme moyen long termes (troubles de la mémoire, troubles cognitifs…), en particulier chez les personnes âgées. De plus, les benzodiazépines sʼaccompagnent de mécanismes de tolérance et de dépendance au-delà de 3-4 semaines dʼutilisation. Selon les recommandations, leur durée dʼutilisation doit être la plus courte possible et ne doit pas dépasser quatre semaines pour les troubles du sommeil et douze pour les troubles anxieux.
Malgré des campagnes répétées d’information des patients et des prescripteurs, la Société Française de Gériatrie et de Gérontologie (SFGG) rappelle que ces produits restent utilisés en France par près dʼune personne sur 5 après 65 ans et que la moitié de ces patients traités le sont à long terme.
Dans un document sur la pertinence des soins en gériatrie, la SFGG recense 5 situations sur lesquelles médecins et patients devraient s'interroger. Le bon usage des benzodiazépines est l’une de ces 5 pistes. La SFGG encourage ainsi à envisager la déprescription (arrêt ou diminution de dose) en cas dʼusage prolongé supérieur à 3 mois. Même une réduction de dose peut avoir des effets bénéfiques et doit être encouragée.
Si vous êtes concerné.e, n’hésitez pas à consulter le site de l’étude et à en parler avec votre médecin traitant.
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